Nous sommes 13 au départ de cette sortie raquettes.
Dès l’arrivée à la station, il faut chausser celles-ci car la neige est tombée abondamment et malgré l’exposition de la station, à cette heure-là, elle est encore bien ferme sous nos pas.

La colonne monte lentement le long du tapis réservé aux petits apprentis skieurs qui sont nombreux, avant de s’enfoncer dans un sentier plus ombragé. Parisiens et autres vacanciers ont envahi la station.


Notre groupe marque quelques arrêts tant pour découvrir le paysage environnant que pour récupérer du souffle.


Il va en falloir car nous partons pour 550 m de dénivelée, pente douce mais ensoleillée où chacun trouve son rythme.


Rapidement, les moins frileux quittent la première couche, certains se protègent en étalant de la crème solaire tandis que d’autres passent leur bonnet pour abriter les crânes dégarnis.


Nous traversons des espaces silencieux, éloignés des pistes. Quelques sapins émergent de l’épaisse couche de neige étincelante. On suit la trace laissée par nos prédécesseurs. Les sables qui ont traversé la Méditerranée ces derniers jours donnent aux paysages une allure fantasmagorique et une lumière tamisée, étrange.


Le point d’arrivée se situe près du restaurant VIP et l’arrivée des télésièges qui montent de la Joue du Loup.

On a l’impression que l’on va y arriver rapidement lorsque l’on voit l’arrière du Pic de Bure dans toute sa splendeur et son état brut. Mais non, il faut continuer à avancer, à monter et être attentifs aux chourums. Ce sont des cavités calcaires caractéristiques du Massif du Dévoluy appelées aussi dolines à d’autres endroits. Elles se forment par l’action conjuguée du vent et de l’eau dans des roches calcaires. Les eaux se rejoignent et forment des nappes souterraines qui constituent des exurgences telles les Gillardes.

A l’approche de notre pause pique-nique, le volume sonore s’est amplifié… Skieurs, musiques rompent le charme du lieu.

Heureusement nous parvenons à nous écarter de cet endroit pour profiter à la fois des sommets et du calme.

Assis dans la neige, on se rassasie tout en partageant des douceurs. On ignore que le retour commencera par une grimpette et qu’on se dira, une fois de plus, que l’on a trop mangé !
La signalisation « piste raquettes » a disparu. Serge se renseigne auprès des saisonniers qui s’occupent du tire-fesses. On nous indique de suivre la piste bleue empruntée par les skieurs tout en restant bien sur le côté et en étant vigilant si nous devons traverser.


Le retour s’effectue désormais en descendant sans difficulté.
La dernière partie, sur un sentier forestier de sapins est un peu plus raide et requiert de l’attention.
Ravis de cette belle rando, on décide de finir l’après-midi au café du Col du Festre.

5 h – dénivelée 550 m – 7 km500
Texte de Joëlle et photos collectives