
Mardi 24 février…
Un épais nuage, peut-être altocumulus lenticulaire, s’est formé au-dessus de Gap à la hauteur du Col Bayard. Il nous faut franchir cette barrière ouatée avant d’atteindre le point de stationnement des véhicules au lieu dit du « Cerisier », point de départ de la randonnée de ce jour.
Là quelques places prisées déjà occupées obligent nos chauffeurs à des manœuvres savantes afin de se garer entre les murs de neige qui bordent la route.

En montant, nous avons laissé l’épais nuage et nous trouvons un paysage étincelant sous un ciel bleu azur. Les sommets et les flancs des montagnes enneigées accentuent le luminosité du site… »On se croirait dans l’Everest » dit l’une d entre nous. Eh oui d’autant plus que la ferme des yacks apparaît plus bas avec le troupeau paissant dans un paysage vaporeux accentuant cette image de « Toit du monde…alpin ».


Nous sommes 16, me semble t il, a entreprendre le dénivelé qui nous conduira au Col de Gleize, point d’arrivée de notre rando raquettes du jour.

Le soleil est déjà ardent et chaud quand on chausse les raquettes et quelques uns quittent rapidement les polaires et les bonnets après les premiers mètres de montée. Gérard a choisi de faire le circuit en ski de rando et de nous retrouver pour le pique-nique.
La montée est douce et la neige moelleuse mais sans équipement ad hoc la marche s’avère difficile et oblige Chantal et Christiane à rebrousser chemin. Dommage !
Deux jours plus tard une cession de rattrapage permettrons à Chantal et Christiane, chaussées de Raquettes d’atteindre à leur tour le col de Gleize sous un soleil toujours aussi généreux.

Le reste du groupe est équipé de raquettes aux couleurs vives qui forment presque la palette d’un arc en ciel…Celles de Christian sont remarquables…Non seulement elles ressemblent à celles des trappeurs canadiens comme David Crockett par leur forme mais pourraient être celles d’une Barbie au regard de la couleur 😉!
L’arrivée au Col de Gleize se fait sans difficulté après avoir franchi quelques clôtures de pâturage complètement enfouies sous la couche de neige. Et là le paysage est méconnaissable. Un mètre de neige recouvre le toit de la maison forestière, les tables de pique-nique ont disparu sous le manteau blanc. On profite de l’endroit et de l’ensoleillement pour s’hydrater et déguster qui sa banane ou sa barre de céréales. Chantal S. nous propose ses délicieux cubes de pâtes de fruits au coing. Merci à toi !


Pas moyen de s’asseoir confortablement à cet endroit alors Christian suggère d emprunter le sentier qui tire vers le nord est en direction de Laye. Assez rapidement le sentier serpente au milieu des mélèzes et ceux-ci nous apportent un peu de fraîcheur.
Parvenus au domaine de Bois Vert de la forêt de Laye, on espère trouver tables et bancs…mais on ne les voit pas et on décide de s’installer assis dans la neige pour le casse-croûte.

C’est un moment joyeux car Eliès, le neveu de Jean-Luc, en profite pour lancer des boules de neige à Patrick tout en éclaboussant Yvonne au passage et assure le service des desserts.
Rassasiés, nous repartons pour une petite montée avant d’entreprendre une longue descente qui est pénible pour les genoux de quelques uns. Ô rage, ô désespoir, ô arthrose maudite…


Mais voilà, nous arrivons tous aux véhicules, heureux de cette belle balade