
JEUDI 15/01/2026 randonnée raquettes . en A/R, dénivelé 600 m, distance 9,5 km, altitude max 1.695 m, niveau 2- Carte IGN 3337 Dévoluy
Au point de rendez-vous, sur le parking de Décathlon, il fait frisquet en ce matin de janvier mais nous ne sommes pas les seuls à avoir décidé de profiter de ce superbe ciel bleu azur pour chausser godillots, raquettes ou crampons.
De la montée du Col Bayard à l’arrivée à Ste Luce, le paysage est éblouissant avec ces lumières matinales et hivernales. Bientôt la route longe des prairies alpines blanchies par les chutes de neiges récentes. L’Obiou en majesté, les autres sommets du Dévoluy à ses pieds, le lac du Sautet et ses eaux émeraudes qui reflètent ces sommités que je ne saurais toutes nommer.
(à l’entrée du Valgaudemar : le Ban du Perron et le Chaperon)

Il y a aussi la traversée de ce hameau avant d’arriver à Ste Luce et ses superbes bâtiments de ferme d’une parfaite harmonie en symbiose avec le paysage…
Randonner ce n’est pas seulement mettre un pied l’un devant l’autre, calculer des dénivelés, des distances, des performances. Ce n’est pas qu’un souci d’être en forme et de tenter de gommer les affres du temps. C’est aussi savoir observer, profiter de ces paysages, trouver des voies de passage, reconnaître les empreintes. Et se faire plaisir à chaque foulée même si parfois…
(C’est calculer, pour chaque pas, où et comment, poser son pied. C’est écouter sa respiration et harmoniser son pas en conséquence…)

La rando fut courte. 9,5 km annoncés mais seulement 6 km parcourus avec un dénivelé de 611 m. Dis moi Christian que sont devenus les km manquants ?
(la bise qui soufflait de l’Est les a avalés)
Après avoir quitté le parking il a fallu rapidement passer les crampons ou les raquettes. Encore un truc facile pour les novices 🥺. Mais l’expérience des uns, la bienveillance et l’entraide ont permis à chacun d’être bien équipés et d’avancer en toute sécurité sur ce chemin enneigé, glacé par endroit et qui monte sans cesse jusqu’à notre but, Le Mont Chauvet.




Comme le sentier est à l’abri du vent on ne sent plus celui-ci et on profite même des rayons de soleil. La montée s’effectue au pas de chacun mais de petites pauses permettent au groupe de se reconstituer. Nous sommes beaucoup…beaucoup trop pour moi…. à tel point que je n’ai pu nous compter. Mais au demeurant, tous forts sympathiques et vaillants puisque au sommet du Mont Chauvet, tout ce petit monde est arrivé. Le vent, la grandeur du paysage, la beauté du ciel, la récompense après tous ces efforts sont tellement plus importants que le nombre de participants. Il m’a semblé entendre que nous étions 18… (exact ! )

Là-haut souffle un vent de voleurs et les derniers mètres, le vent en pleine figure ralentit le rythme. Mais pour la beauté du panorama qui nous y attend chacun se dépasse. « Un dominant » c est ainsi que Christian m’a dit qu’on nommait ces endroits où un paysage à 360° s’offre au randonneur après une ascension. Le Mont Chauvet en est un bel exemple.



Il fait si beau que les falaises abruptes du Vercors se dessinent nettement et ferment l’horizon au Nord Ouest tandis que le Mont Aiguille se dresse fièrement devant elles avec son plateau recouvert de neige. Le Chapeau de Calvin, l’Obiou, le Pic de Bure, le lac du Sautet ceinturent l’horizon à l’Ouest tandis que les monts du Valgaudemar se déploient à l’Est. (l’Olan, le Grum, le Chaperon, le Ban du Perron mais pas le Sirac que certains arriveront à voir ?)

Il y a des moments où le temps est suspendu…Il faut juste écarquiller les yeux, se taire et contempler…
Mais les ventres crient famine et il faut redescendre pour trouver un endroit à l’abri du vent pour casse-croûter. Ce fut rapide tant la température était fraîche.
De raccourcis à travers un petit bois en pentes douces des alpages on arrive bien vite au parking et à l’abri du Col de L’Holme où un goûter partagé et réconfortant nous attend.
Un grand merci aux animateurs, aux chauffeurs valeureux.
Texte : Joëlle. Photos Jean Luc, Christian. Vidéo ci dessous Jean Luc