
Commencer par se rendre à Orcières et emprunter la route qui mène aux Audiberts.
C’est un hameau qui se trouve de l’autre côté du Drac noir, face à Orcières-Merlette.
En sortant de la voiture, on découvre la station d’Orcières dans sa totalité et je ne peux m’empêcher de penser et de dire que les architectes qui ont conçu ces stations ont reproduit des ensembles qui pour moi évoquent la Cité des Cosmonautes à St Denis en 9.3!

Heureusement, le chemin que nous empruntons nous conduit assez rapidement sur un sentier forestier que des arbres, de part et d’autre maintiennent à l’ombre et au frais…dissimulant les délires d’architectes patentés.
Nous sommes 8 au départ mais notre petit groupe se scindera rapidement en deux. Roselyne accompagnera Elisabeth sur un sentier moins escarpé et toutes deux « herboriseront », peut-être en confrontant leurs connaissances en matière de botanique. Les photos réalisées par Roselyne témoignent de leur intense activité et probable complicité pour réussir à identifier toutes ces merveilles.
L’autre groupe va entreprendre une descente un peu périlleuse sur une sente très ombragée et devinez qui est tombé ? Eh bien ce fût moi!
Un instant d’inattention, de rêverie ? Je ne sais pas. Mais une pierre qui roule et hop par terre! Pas de gravité si ce n’est celle qui nous attire vers le sol!
Le sentier est entièrement ombragé et on distingue les alpages et les sommets qui nous entourent et dont certains sont encore coiffés de névés dans leurs replis exposés au nord.Étonnant au vu de la chaleur étouffante et permanente de ces dernières semaines.On arrive au bord du Drac qui conserve un beau débit et qui nous rafraîchit de sa présence et de son tumulte. Je redoute les canicules. Je crains les déserts. Je déteste la sécheresse, l’aridité. J’aime la présence de l’eau depuis toujours. J’ai eu la chance de vivre très souvent en proximité de rives, de berges, de bords de mer. L’odeur, le bruit, les couleurs de l’eau me sont familières et indispensables.

Encore quelques efforts et nous verrons le panneau Serre Eyraud et les bâtiments de la colo où Gérard avait l’habitude de venir.
Installés à l’ombre, assis des rochers où Elisabeth et Roselyne nous attendaient on entame le pique nique en devisant.
Les assiettes sont vides, les ventres pleins et les sacs plus légers. En fait il ne s’agit que d’une opération de transfert mais cela aide à s’engager sur le chemin du retour.
La piste forestière est ombragée sur tout son parcours et pratiquement plate. Pas de difficulté. Malgré tout nous sommes heureux de retrouver nos voitures, nous déchausser et de nous arrêter à Pont du Fossé pour nous rafraîchir en terrasse.
Une belle rando bien adaptée à la température ambiante.
Merci à Patrick et Roselyne de l’avoir menée.


Texte de Joëlle Blaise








